Indexation

Yahoo apporte des bananes au Web sémantique, 1ère partie

Annoncé, il y un peu plus de 2 mois, « l’écosystème de développement pour la recherche » de Yahoo est maintenant disponible sous le nom de SearchMonkey. Si, avec cette initiative, le but de Yahoo était de reprendre la main sur Google dans le domaine strict de la recherche, il me semble qu’une partie du chemin a été effectuée. Plutôt, que d’attaquer frontalement Google en mettant en œuvre de nouveaux algorithmes de recherche, par exemple, Yahoo a choisi un angle différent jusqu’alors complètement inexploité et, pourtant, oh ! combien important, à savoir la présentation des résultats.

Et, dans ce cadre, aiguillé certainement par le succès de facebook et de sa plate-forme de développement ouvert, le moteur de recherche a mis à disposition des développeurs une plate-forme pour mettre au point des applications qui agrémentent, selon la volonté des utilisateurs, les résultats de la recherche. Pour ce faire, il rend disponible les données de son index, soit les données structurées avec des microformats, RDFa et eRDF (embeded RDF, un système à peu près équivalent à RDFa) et déjà indexées, par défaut, par Yahoo, soit directement l’ensemble des données de la page Web à partir desquelles le développeur peut créer une extraction personnelle.

La plate-forme SearchMonkey comprend donc trois parties (et donc trois billets pour le présenter…) :

  • Une à destination des utilisateurs ;
  • Une à destination des développeurs ;
  • Une à destination des propriétaires de sites.

Du Web sémantique au web de données, 2ème partie : retour sur un des articles de Roger T. Pédauque

Dans un billet récent écrit à l'occasion des dix ans de XML, Jean-Michel Salaün regrettait que les pistes esquissés dans le second texte de l'initiative Roger T. Pédauque intitulé « Le texte en jeu. Permanences et transformations du document » n'aient pas été suivies. Et, pour cause me semble-t-il, si ce deuxième article, comme les deux autres d'ailleurs, apporte incontestablement des pistes de réflexion et certaines idées intéressantes, il comprend des contre-sens et des erreurs si manifestes qu'il n'est possible de s'en servir comme base de travail qu'après une critique attentive, sans compter sur le style que Jean-Michel Salaün lui-même dans le billet cité plus haut qualifie « d'un peu abscons » et que je qualifierais plus volontiers de charabia jargonnant.

A l'heure où le Web sémantique pointe avec plus de prégnance le bout de son nez, il n'est pas inutile de revenir sur ce texte, comme sur les deux autres, pour construire une nouvelle réflexion. C'était d'ailleurs leur but : susciter le débat et la réflexion, sans présager des évolutions futures et selon l'état de l'art du moment. Or, il semble bien qu'une nouvelle étape est sur le point d'être franchie, si ce n'est pas déjà le cas. A titre personnel, si, à l'époque de rédaction du texte, je n'étais pas en mesure de m'immiscer dans le débat, j'espère, aujourd'hui, pouvoir apporter ma pierre à l'édifice.

Avant d'entrer dans le vif du sujet, je voudrais rappeler, pour mémoire, que cette initiative avait été lancée par le réseau thématiques pluridisciplinaires dédié au document, le RTP-DOC d'où le pseudonyme Roger T. Pédauque pour signer les textes collectifs, placé sous le patronage de feu le département STIC du CNRS. L'objectif était de réfléchir selon une approche pluridisciplinaire à la notion de document dans le contexte des changements induits par le numérique.

MOAT : donner du sens à vos tags

La folksonomie constitue une des fonctionnalités phare du Web 2.0. Son principe est finalement très simple : permettre aux utilisateurs de décrire des ressources (billet de blog, page Web, photos, vidéos...) par des mots-clés choisis librement. Elle offre, entre autres, les avantages suivants :

  • Améliorer la recherche d'information dans sa collection de ressources personnelles ;
  • Constituer un vecteur de sérendipité ;
  • Donner aux autres utilisateurs une idée du contenu de sa collection de ressources ;
  • Faire apparaître des réseaux sociaux implicites par l'utilisation commune de tags entre différents utilisateurs.

Peu à peu, les utilisateurs se sont pris au jeu et la folie du tagging s'est emparée de tous les internautes et plus simplement des afficionados du Web 2.0.

La folksonomie est devenue un formidable outil dont les possibilités semblent, d'ailleurs, encore largement sous-exploitées. Oui, mais, voilà, la folksonomie est limitée. Le tag n'est finalement qu'une chaîne de caractères dont le sens exact est connu du seul « taggueur » qu'un autre utilisateur peut éventuellement appréhender, mais en aucun cas une machine qui se repose uniquement sur la morphologie du tag pour l'exploiter. Ainsi, la folksonomie présente les désavantages suivants :

Google se met à FOAF

Alors que j'expliquais dans mon précédent billet en quoi FOAF constituait une réponse aux problèmes de contrôle des données personnelles et d'interopérabilité entre les services de réseaux sociaux, Google semble me donner raison avec la sortie d'une nouvelle API : Social graph API. Si Google a longtemps traîné des pieds avant de s'intéresser aux technologies du Web sémantique, nous étions beaucoup à penser qu'il ne leur faudrait pas énormément de temps le jour où il voudrait s'y mettre. Il semble que ce jour soit arrivé.

Qu'en est-il exactement ?

Pour faire simple, Social Graph API permet d'effectuer des requêtes sur les données indexées par Google et encodées avec FOAF, XFN (pour faire vite, l'équivalent de FOAF avec les microformats) et les profils publics de certains services comme MySpace. Grâce à cette API, vous pouvez, par exemple, retrouver les différentes personnes qui sont liées à vous par l'intermédiaire d'un FOAF ou d'un XFN, concaténer en un point unique les informations éparpillées entre vos différentes pages de profils des services auxquels vous êtes abonnés (cf. l'exemple de Plaxo Pulse)...

L'information en révolution

Mike Wesch , à l'origine de la superbe vidéo sur le Web 2.0 The Machine is Us/ing Us, a mis à disposition une nouvelle vidéo intitulé Information R/evolution

Le Web sémantique rencontre....

Preuve de la maturité des technologies et des standards du Web sémantique, les chercheurs et promoteurs du domaine vont à la rencontre d'autres communautés pour leur proposer de nouvelles applications, des idées, des tutoriaux, leurs expertises... Bref, des rencontres se produisent qui amènent des projets qui montrent chaque jour un peu plus la pertinence du modèle. Voici une petite sélection repérée ces derniers jours.

Il est venu le temps des conférences...

Si vous vous intéressez à l'avenir du Web, de ses technologies et pour certains d'entre vous à leurs applications dans les sciences humaines, vous allez être ravis, puisque ce n'est pas moins de trois conférences essentielles dont vous trouverez en ligne les communications, résumés et compte-rendus en ligne.

Petite pelote pour pull multicolore

Quelques ressources intéressantes arrivées dans mon agrégateur ces deux dernières semaines.

Frederick Giasson annonce la mise en place d’un groupe de travail dont il fera partie au titre du projet Zitgist sur l’élaboration d’une « ontologie bibliographique », orientée vers la modélisation de la citation bibliographique. L’équipe de l’excellente extension firefox « Zotero » est dans le coup et ils n’ont pas prévu de réinventer la roue, puisqu’ils souhaitent s’appuyer sur FRBR, Dublin Core, FOAF ou SIOC, entre autres. Si vous voulez mon avis, c’est un projet à suivre vu les personnes impliquées.

Seth Ladd m’a permis de découvrir une application en ligne qui me réconcilie avec AJAX : Dabble DB. Il s’agit

Un peu de lecture

En attendant que je réussisse à émerger, ce qui ne devrait pas tarder (un billet est en train de mûrir, je vous le promets), je propose à ceux que ma prose manquerait un peu de lecture.

Réflexions autour du Web sémantique

Depuis quelques mois, il existe un intérêt grandissant autour du Web sémantique, certains y voient même le « Web 3.0 ».

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